La naissance de l’autobus dans la métropole lilloise

La naissance de l’autobus dans la métropole lilloise
02 Mai 2015
Après avoir évoqué la naissance du tramway lillois et son évolution dans la métropole, nous allons découvrir ici, l’histoire de l’autobus débutant dans les années 1930.

La métropole lilloise accueille son premier bus

C’est en 1931 qu’est apparu le premier autobus dans l’agglomération lilloise. L’ELRT (Electrique de Lille-Roubaix-Tourcoing) supprime les lignes de tramways déficitaires pour les remplacer par des lignes de bus. Un grand changement s’annonce au sein de la métropole. Mais voilà qu’arrive la seconde guerre mondiale, l’ELRT possède alors 25 bus qui seront réquisitionnés.
La guerre venant de se terminer, la France doit se reconstruire et connait une crise économique. En 1952, l’agglomération lilloise croit toujours à ce nouveau moyen de transport qu’est le bus et décide d’agrandir son dépôt de l’Union à Villeneuve d’Ascq pour accueillir de nouveaux véhicules.
La TELB (Compagnie des Tramways Electriques de Lille et sa Banlieue) laisse sa place à la CGIT (Compagnie Générale Industrielle de Transports) qui devient le seul exploitant du réseau lillois.
En 1955, 91% du trafic est encore assuré par les tramways. On comptait 115 trams pour 10 lignes alors qu’il n’y avait que 20 bus pour 4 lignes. A cette même période, la CGIT décide de remplacer les derniers trams par des bus à un seul agent.
Un an plus tard, le dernier tram urbain circule entre Roubaix et Tourcoing. C’est aussi à cette période que le syndicat mixte des transports sera créé.
L’ELRT arrive à la fin de sa concession et le réseau de transports de Roubaix et Tourcoing rejoint alors un deuxième syndicat mixte des transports.
En 1966, après 92 ans de bons et loyaux services, le dernier tram de la CGIT effectue son ultime trajet.
En 1969, l’ELRT fait place à la SNELRT (Société Nouvelle de l’Electricité Lille-Roubaix-Tourcoing).
Durant cette époque où on se bat pour ses libertés (mai 68), les transports sont plus libres, dans le sens où l’accès peut se faire dorénavant par l’avant ou l’arrière pour plus de facilité de déplacements des voyageurs. Un véritable changement pour l’époque !
La fusion des deux syndicats mixtes des transports arrive en 1973. Dans les années qui suivent, un alignement des tarifs verra le jour, il faut y voir ici la volonté de la CGIT et de la SNELRT d’officialiser leur rapprochement.
La CGIT et la SNELRT ce sont en tout 333 autobus et 28 trams.
Bus rouges TCC
En 1978, la CGIT entreprend de construire un nouveau dépôt de bus appelé le dépôt Faidherbe à Villeneuve d’Ascq en vue de la restructuration du réseau de bus autour du futur métro.
Pendant 10 ans, l’histoire parle peu des autobus à cause principalement de la naissance du métro qui monopolisait toute l’attention. Mais durant cette période, le bus évolue et se modernise et on voit apparaitre dans les rues de l’agglomération lilloise le célèbre bus R 312.
Une nouvelle fusion voit le jour, la CGIT et la SNELRT deviennent COTRALI (Compagnie des Transports Lillois). La marque commerciale deviendra TCC pour le réseau de transport urbain de surface.
1989, il aura fallu attendre 115 ans pour que le réseau de transports de l’agglomération lilloise soit créé : bus, métro et tram se regroupent sous la marque TCC.
En 1994, l’évolution des bus continuent pour fournir un transport d’une qualité irréprochable. Les années 90, sont les années de la prise de conscience écologique par la France entière. C’est ainsi que le réseau de transport lillois décide de lancer son premier bus circulant au gaz pour moins de pollution.
A cette période, on compte sur le réseau :
- 313 autobus, 24 tramways et 83 rames de métro
- 3 dépôts d’autobus
- 1 dépôt de tramway
- 2 ateliers métros
Les bus continueront d’évoluer et les bus au gaz vont passer de 1 bus à 7 puis plus de 100 bus au gaz en circulation.
Depuis les années 2000 le bus s’est diversifié, on retrouve maintenant des lignes citadines, des lianes, des navettes pour le centre de Lille, pour se rendre à l’aéroport, des bus sur réservation ou encore des bus de nuit. Le succès du bus dans la métropole lilloise réside dans la constante amélioration de ses services, du confort et de sa facilité d’accès.
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Camille

commentaires

  1. pennors affirme: mai 23, 2015 at 1:45

    Le depot de l Union se trouvait à la limite de Roubaix et de Tourcoing
    SNELRT signifie Société NOUVELLE de l Électrique Lille Roubaix Tourcoing
    Sinon beau petit raccourcis de l histoire de l autobus sur la métropole

    • Delphine affirme: mai 26, 2015 at 9:11

      Bonjour,

      En effet, une petite coquille s’est glissée dans l’article ! Merci de votre attention !

      Et l’histoire des bus de la métropole est si riche, qu’il a fallu résumer pour que cela reste ludique et agréable à lire !

      Bonne journée à vous !

  2. hans pennors affirme: mai 23, 2015 at 1:54

    C est en 1933 que TELB à mis en service ses premiers autobus via sa filiale la Compagnie Générale Industrielle de Transports en complément de son réseau de tramways.
    c est en août 1955 que la CGIT à mis en service un prototype d autobus spécialement étudié et qui va service d exemple pour l autobus moderne
    c est en juillet 1956 que l ELRT à remplacé le réseau de tramway par des autobus

    • Delphine affirme: mai 26, 2015 at 9:19

      Nous avons fait un résumé détaillé de l’histoire des bus de la métropole, c’est pourquoi, certaines informations ne sont pas présentes. L’histoire des transports de la métropole, comme dit précédemment, est riche et passionnante. Mais il était nécessaire de faire un résumé pour que tout le monde puisse comprendre et apprécie la lecture de l’article.

      Si vous aimez l’histoire des transports en commun de la métropole, de nouveaux articles bientôt !

      Bonne journée et merci de votre contribution !

  3. TOSAKI affirme: mai 23, 2015 at 3:40

    Je suis abonné à l’année…la seule véritable critique que j’ai à faire c’est le non respect des horaires
    En effet je pensais que vos bus étaient équipés pour régler leur vitesse entre les arrêts. Il m’arrive souvent de louper le bus d’une minute (arrêt point central).

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